Les intervenants, professionnels dans leur domaine d’activité.
La qualité de l’enseignement est un aspect primordial, c’est pourquoi les élèves stagiaires sont encadrés exclusivement par des professionnels en activité, qualifiés dans leur domaine et qui ont à cœur de transmettre leur savoir-faire et leurs compétences.
Les élèves suivent les cours de Thomas Debitus, un ancien layout man chez Disney Feature Animation qui a travaillé sur de nombreux films (Kuzco, Tarzan, Hercule…), et de plusieurs intervenants de renommée internationale, en production, écriture, storyboard, méthodologie de travail, volume, couleur, diverses techniques d’animation, réalisation, histoire du cinéma d’animation,histoire de la bande dessinée…
Les intervenants : THOMAS DEBITUS, MARIE DEBITUS, LUCA ERBETTA, DOMINIQUE DEBAR, MICHAEL ARMELLINO, XAVIER BENDEL, AGOP BESSON, ITALO BETTIOL, J.MARC BOUZIGUES, CHRISTOPHE CALISSONI, CAZA, J.PAUL FERNANDEZ, JEANNE MEISTER, BERNARD PALACIOS, MIGUELINA RIVERA, FABRICE TARRIN, BABETTE VIMENET, DENIS CADIOU, ANNE-LISE KOEHLER, BRGITTE LECORDIER, ELODIE PONCON…
Intervenants 2009-2010
Brigitte Lecordier, Décembre 2009
Brigitte Lecordier a prêté sa voix à Oui Oui, à Son Gokû de « Dragon ball », à Nicolas de « Bonne nuit les petits » de 1995, à la mouche dans « Les aventures de la mouche », et à tant d’autres !..Elle est célèbre Brigitte!
Nous la connaissons dans son activité de doublage de personnages de dessin animé et de films (des réalisateurs comme Tonie Marshall ont fait appel à son talent), mais Brigitte est aussi comédienne (sur scène et à la radio), chanteuse (dernièrement avec Enzo enzo sur l’album « 3 histoires comme ça » de R. Kipling)…
Ce n’est qu’une petite partie du parcours impressionnant de Brigitte qui nous a raconté ses débuts dans l’animation, de quelle façon elle double un dessin animé, comment travailler avec des comédiens et des techniciens, l’importance d’une voix et d’une interprétation.
Merci pour ce moment très convivial !
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Brigitte Lecordier double les Blobs des jingles de Baillargues 2009.
Anne-Lise KOEHLER, du 16 au 19 NOVEMBRE 2009.
L’Atelier a reçu ANNE LISE KOEHLER, décoratrice, artiste peintre, sculpteur, nous lui devons entre autres les magnifiques décors de « Azur et Asmar », film d’animation réalisé par Michel Ocelot. Anne-lise Koehler sur ces quelques jours a fait une présentation passionnante des layouts et des décors qui constituent le film : elle nous a livré les influences et les inspirations qui l’ont aidée à mettre en image les richesses du Maghreb du moyen âge, ses architectures, sa nature, ses couleurs…
Après ce voyage, les élèves de première année se sont laissés guider dans un travail de recherches et de mise en couleur d’un lay out, ils ont expérimenté peintures, aquarelles, craies sous les conseils de la décoratrice . Nous avons eu le plaisir d’écouter A.L.Koehler parler de mouvement, d’animation et d’aventure humaine, de découvrir quelques œuvres « animalières » de l’artiste que l’on remercie chaleureusement !



L’oiseau Saïmourh d’inspiration persanne dessiné par A.L.Koehler.








Michaël Armellino, 29 et 30 OCTOBRE 2009.
Michaël ARMELLINO est venu parler de ses expériences en animation sur les productions “Monsieur Bébé” chez Xilam, “Le Chat du Rabbin” ou encore “Avez-vous déjà vu?”, retrouver son univers sur le site www.hanabi2.com.


Babette Vimenet et Denis Cadiou, 15 et 16 OCTOBRE 2009
Un grand merci à Babette VIMENET et à Denis CADIOU (ingénieur son) pour leurs interventions en son pour la société STANDAARD - et le studio NORMAAL d’Alexis LAVILLAT (Paris).
Vous trouverez les productions de Normaal sur ce lien, avec en développement le pilote de “COPY CUT” et un épisode de la série très déjantée “COMME A LA MAISON” de Philippe Traversat, A VOIR ABSOLUMENT!
Entretien avec Italo et Françoise Bettiol
Eté 2009
Les élèves et les enseignants de l’Atelier ont eu l’immense joie de recevoir Italo et Françoise Bettiol.
Italo et Françoise sont nos voisins, habitants du village d’Aniane eux aussi, mais ils sont surtout de grands passionnés d’animation : cela fait maintenant soixante ans qu’ils ont commencés à explorer et à créer dans le domaine de la marionnette animée : “Pépin la Bulle“, “Albert et Barnabé“, “Les engrenages“, les deux enfants espiègles et mystérieux sous d’immenses chapeaux rouge et bleu de “Chapi Chapo ” sont leurs créations.
Rappelez-vous de la musique du générique composée par François de Roubaix ! (Chapi Chapo Patapo Chapo chapi Patapi Biribibi Rabada dada dada dada… ). Nous sommes instantanément replongés dans dans notre enfance…C’est avec les yeux brillants et une envie de roudoudou que nous écoutons Italo et Françoise nous raconter l’histoire d’une passion…

En 1950, Italo animait des marionnettes à système de roulements à billes et de visses, faites de fils de cuivre, plomb ou laiton.
C’est à partir de 1985 que son art se perfectionne dans l’utilisation de techniques plus sophistiquées : celle de d’aimants qui permettent l’articulation de tubulaires autour de rotules ou encore la patafixe ! (utilisée pour “Chapi Chapo“).
Italo et sa femme Françoise sortent quelques-unes de leur créations, bien calées dans un grand panier en osier, ils ont apporté des marionnettes et une partie de leurs secrets.
Tout en nous montrant les « dessous » de ces personnages - articulations, matériaux, systèmes ingénieux pour défier l’attraction et être au plus juste dans le mouvement, autant de précieux assemblages et conseils!- Italo raconte qu’il ne sait pas comment se situer dans l’histoire de l’animation…
A l’époque Italo, Françoise et Stefano Lonati étaient considérés comme des « marginaux », c’était en 1960 et l’animation en volume n’était pas très répandue : «”Le manège enchanté” existait et les réalisateurs les plus connus étaient Alexandre Alexeïeff , Jiří Trnka, Paul Grimault…».
Mais quelles-sont les différences avec l’animation d’aujourd’hui?
Italo aime fabriquer ses propres marionnettes, cette étape de recherche pouvait durée six mois !
Il avait ce plaisir de créer ainsi que le temps pour trouver les astuces de fabrication et les mouvements qui vont insuffler une personnalité aux marionnettes!
« A quatre on pouvait faire un épisode entier de “Chapi Chapo”, il est vrai que de nos jours les équipes sont composées d’un nombre plus important de techniciens. »
« Pour moi, les progrès techniques me serviraient à augmenter la cadence, mais pas la qualité, de plus, en mon temps il fallait attendre le développement de la pellicule pour avoir enfin les images! Nous n’avions pas d’autre choix que d’ être concentrés, précis et patients. Les défauts font partie du plaisir de la matière pourvu qu’il y ait une animation satisfaisante! ».
Françoise Bettiol ajoute : «Nous réalisions des publicités, pour l’une d’elle, il fallait regarder dans l’objectif à chaque image et repeindre à chaque fois les fils qui soutenaient les objets (12 en tout) car ils produisaient des brillances ! ».
Mais comment Italo Bettiol en est arrivé à donner vie à des marionnettes et divers objets issus de son imagination?
« On peut animer tout ce qui nous entoure, ma passion vient avant tout du cinéma et de l’intérêt que j’ai toujours eu pour la danse, le dessin et le mouvement! » nous confie Italo.
Nous sentons dans la voix de cet animateur des vibrations d’émotion : « Je trouve le monde merveilleux car rien n’est banal, le mouvement est miraculeux… ».
Nous abordons la place de animation dans la société à l’époque car si aujourd’hui la France compte parmi les pays qui produisent le plus d’animation, en 1950 faire de l’animation était un vrai défi : «Nous n’avions pas choisi la facilité, nous n’étions pas sur le chemin de l’expansion commerciale de l’après Guerre et le CNC considérait que l’animation était pour les enfants d’où l’absence d’aide: il a fallu travaillé pour la publicité domaine dans le quel nous faisions carrière. Il y avait tout de même beaucoup d’artisanat de savoir faire mais nous n’étions pas bien payés. Heureusement quelques réalisations de l’époque (“Berthe aux grands pieds“) furent soutenues par Jacques Forgeot cofondateur des “Cinéastes associés“.
Mais l’année 1978 sonne l’arrivée de “Goldorak” et l’animation américaine sur nos chaines, « Avant cela il n’y avait pas de « service » pas d’émissions pour enfants ».
Nous arrivons à la fin de cet entrevue, Italo est étonné que l’animation de marionnettes soit aujourd’hui aussi appréciée et développée (”Wallace et Gromit” ” Peter and the wolf”, “Coraline”…), mais après tout c’est normal : «Malgré les techniques qui ont évoluées et les nouveaux outils de 3D, il y a une continuité dans ce que nous faisons, c’est de l’animation, nous parlons de la même chose », conclut-il, tout en se montrant très curieux pour ces outils qui sont parfois développés pour imiter d’anciens rendus (nous lui parlons de ces filtres « poussières » pour que l’image paraisse impressionnée sur pellicule et donc plus imparfaite…).
En cette fin de matinée, nous sommes touchés par autant de générosité car si nous ne sommes pas les héritiers de l’animation de marionnettes, nous nous sentons privilégiés d’avoir pu écouter le récit de plusieurs décennies d’expérience de l’animation.
Un grand merci à Italo et Françoise!
Entretien retranscrit par M D.



Le DVD “Film d’animation publicitaire en France” édité par Chalet Pointu est en vente (contient quelques films de Bettiol-Lonati-Bettiol).
Documentaire “Deux générations d’animation” Italo Bettiol et Thomas Debitus dans un documentaire produit et réalisé par Stephprod, pour le Festival International des Très Courts en avril 2009.